ZT Amplifiers The LunchBox | Just you and my guitar - Le blog à six cordes
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ZT Amplifiers The LunchBox

La première vision de l’appareil suscite parfois des commentaires amusés (« c’est pour un Ipod ? », « ça fonctionne à pile ?). Placé à côté d’un ampli traditionnel le ZT Lunchbox passe même parfois inaperçu. Il faut dire que la marque californienne ZT est encore peu connue en France.

Le ZT Lunchbox et les autres

La gamme des amplis de petite taille s’est beaucoup agrandie depuis quelques années. Dans ce domaine, les AER ont longtemps eu ma préférence : faible encombrement, une housse c’est quand même classe pour un ampli « transportable », et surtout une capacité à accepter tout type d’instruments acoustiques et électriques. Le ZT Lunch Box me semble un peu dans cette catégorie si l’on considère qu’il accepte uniquement tous types de guitares électrique. Si on l’achète pour un grain précis du genre « petit ampli à lampe crunchy » comme ce serait le cas pour les Fender Champion 600 ou autres Fender Greta, on sera déçu. Ce n’est pas non plus une tête doublée d’une station d’effets embarqués comme le Yamaha THR 10 et, dans le genre transportable, il sonne bien mieux que les petits amplis à pile historiques comme le Peavey Solo ou le Mouse Amp pour un volume à peu près équivalent.

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Le transport postal m’a permis de comprendre que le tolex était une belle invention en comparaison du « décor-papier-imitation-métal-brossé-façon-Apple » (ZT n’est très éloignée de la firme de Palo Alto) qui recouvre l’ampli et qui casse lors d’un choc. C’est difficile à réparer et c’est bien dommage pour un ampli qui se veut nomade…

 

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Lunchbox’ Sound

Le ZT Lunch Box apparaît comme un ampli au son neutre, voire sans intérêt pour qui cherche seulement à brancher sa guitare électrique. Cette dernière ne prendra alors vie qu’avec les effets préférés de son propriétaire. Pour amplifier des guitares jazz (micros doubles ou P-90 de ma Godin Kingpin) nécessitant le plus souvent peu d’effets, il s’en tire quand même très bien. Pour les basses et l’ampleur sonore, on lui reprochera alors la faible taille de son caisson-cabinet mais ce serait bien injuste puisque c’est la raison première qui explique son achat. Le seul effet (numérique) présent correspond au potard « ambiance ». Il semble éclaircir le son un peu à la manière d’une reverb ou d’un chorus. ZT nous dit à son propos qu’il simule la présence d’un caisson « open-back » de taille plus conséquente et donc plus riches en harmoniques…Je ne suis pas convaincu et préfère actionner le potard de « tone » qui est plus décisif, ainsi que le jeu habituel entre le gain et le volume de l’ampli.

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Oublions enfin la possibilité évoquée par le constructeur de brancher des guitares électroacoustiques, ça ne donne rien de bien convaincant.

Le ZT Lunchbox annonce à lui seul 120 W RMS, ce qui devrait suffire la plupart du temps. Il ne lui manque qu’une sortie XLR-DI vers une table de mixage qui aurait pu facilement transformer le ZT Lunchbox en un retour-scène bien utile dans les bars exposant leurs enceintes de sono devant les musiciens. Mon AER Alpha en avait un… ZT affirme que le branchement sur table est possible grâce à la sortie ligne.

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L’ampli possède une sortie pour un cabinet externe de la même marque mais cela n’empêche pas certains utilisateurs d’obtenir de bons résultats avec des cabs différents. Et puis porter deux petits amplis me semble alors moins justifié qu’un seul plus gros possédant un son plus typé. Exception si on cherche à sonoriser de grandes salles car la puissance affichée des deux amplis devient alors assez conséquente. Mais alors pourquoi ne pas utiliser un ampli plus gros et donc meilleur que le nôtre dans ces conditions ? On peut aussi avoir envie se confectionne une petite forêt de Lunchbox à la manière de Billy Gibbons…Enfin, on peut choisir grâce à un switch de garder ou pas le son de l’ampli lors de l’utilisation d’un cab. C’est le même switch qui sert pour une utilisation silencieuse de l’ampli avec un casque.

Inside ZT LunchBox

Le HP de 6,5’ semble bien lester les 4,5 kg de l’appareil et c’est plutôt rassurant. C’est d’ailleurs ce domaine ce qui semble être la spécialité du fondateur de la marque ZT.

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A l’intérieur du ZT Lunchbox ce qui surprend le plus est la colle–mousse qui enduit certains composants. N’ayant aucune compétence en électronique, j’imagine qu’il s’agit d’un moyen de fixer ces éléments à cause des vibrations dégagées par le HP. Je doute que ce soit pour isoler des bruits parasites car le ZT Lunchboxn’en est pas exempt. C’est un reproche que j’avais déjà lu chez d’autres utilisateurs.

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Sur son site, ZT affirme avoir « craqué le code » pour arriver à fabriquer un ampli « petit, simple et abordable« . Ce sont bien ces trois raisons, auxquelles j’ajouterai le look, qui devraient convaincre le guitariste électrique sur scène ou à la maison, même si le fragile revêtement porterait davantage cet ampli à un usage domestique. Quant à l’existence d’un « son ZT« , je reste sceptique.

Le prix neuf de 250 euros ne me paraît pas exagéré. On peut trouver des exemplaires d’occasion vendus dans les 150-200 euros, ce qui fait de cet ampli une excellente affaire.

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