Gibson Les Paul Custom (1993) | Just you and my guitar - Le blog à six cordes
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Gibson Les Paul Custom (1993)

Le modèle présenté dans cet article s’inscrit dans une période de renouveau pour Gibson. La firme a en effet connu quelques tourments au cours de la décennie précédente avec l’arrêt progressif de la production sur le site historique  de Kalamazoo (Michigan).On y produisait alors des modèles de type « custom shop » et la plus grande partie de la production était alors assurée par l’usine de Nashville ouverte en 1974. Citons aussi  l’usine de Memphis ouverte dans les années 80. La fermeture de l’usine de Kalamazoo est finalement décidée en 1984. Certains ouvriers sont toutefois restés sur place pour fonder la marque Heritage Guitars sous la direction de l’ancien directeur de l’usine. Mais le changement le plus important concerne la vente en 1986  à un groupe d’investisseurs mené par Henri Juszkiewicz, l’actuel « CEO »  de la marque. Mentionnons enfin pour l’année 1989 le déménagement des ateliers de construction de guitares acoustiques vers le nouveau site de Bozeman au Montana.

Histoire du modèle

Les lecteurs de ces lignes connaissent mon inclination pour les guitares au dessin simple et à l’ornementation discrète. Avec une Les Paul Custom, on passe dans un autre monde. Si la Telecaster était pensée comme une planche à micros au dessin des plus rustres, la guitare à peine sortie de son étui renvoie cette dernière au fond de son étable. Tout est luxe et ostentation ici : accastillage plaqué or, triple filet intégral (corps, manche tête), table sculptée sur deux beaux morceaux d’acajou, touche en ébène…bref, tout respire la maîtrise acquise au fil du temps. Lorsque Gibson s’est enfin décidée à sortir son premier modèle solid body en 1952 (en finition or !), il n’a pas fait les choses à moitié pour ramener Fender à sa place d’assembleur de guitare. Le modèle custom sorti deux ans plus tard plaçait la barre encore plus haut. En fixant au commun des mortels un idéal souvent inaccessible, il le motivait pour investir dans la marque sous la forme d’un modèle moins cher. C’est peut-être cette profusion (et le prix !) qui a pu dérouter les premiers clients et expliquer le faible succès du modèle Les Paul à ses débuts, à l’exception du modèle Junior, mais celui n’a pas grand chose à voir (dans sa construction) avec le reste de la gamme.

Un aperçu de la production Gibson pour ses guitares solid body dans les années 50. Logiquement, le modèle custom est le moins produit.Presque 10 fois moins qu’une Les Paul Junior dotée d’un corps en acajou non sculpté et d’un unique micro P90. Les chiffres de production sont très différents au cours de la décennie suivante avec la production du modèle SG et l’abandon de la gamme Les Paul sans doute pas assez rentable au vu des procédés de fabrication mis en oeuvre. C’est le début des années 7O qui va marquer pour Gibson l’entrée dans une production de masse pour ses modèles solid body. Rappelons que la marque doit aussi fabriquer sur le même site de Kalamazoo des guitares acoustiques, des guitares électriques à caisse (séries ES), des mandolines ou bien encore des banjos.

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www.mylespaul.com/forums/

Bel exemplaire de 1956 en état d’origine sur le site américain Heritage Auction. La cote actuelle de ce modèle est certes beaucoup moins élevée que les modèles Standard Sunburst produits entre 1957 et 1960 (200 000 $ en moyenne) mais on atteint quand même facilement les 30 000$ pour un tel exemplaire.

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Notez les deux micros simple bobinage (P90) qui équipent le modèle jusqu’en 1957. Le micro grave est atypique et sa production confine presque au prototype. Après une recherche rapide sur le site de Jean-Pierre Bourgeois, le micro est question est un P90 doté d’aimant en Alnico V (P 480). Les P90 habituels de l’époque  (comme le micro aigu de ce modèle) étaient équipés d’aimants moins magnétiques et moins stables réalisés en Alnico II ou III.

Citons Jean Pierre Bourgeois (lui même inspiré des ouvrages d’André Duchaussoir sur le sujet) sur l’utilisation de ces micros par Gibson :  » Historiquement, en raison de leur prix de revient relativement élevé, ils furent exclusivement montés sur des modèles haut de gamme tels la L-5CES, la Super 400CES ou la Les Paul Custom 1954. »

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 www.jpbourgeois.org

Une des particularités de ces micros (à l’inverse des P90 traditionnels dont la barre-aimant est située à la base du micro) était la possibilité de régler la hauteur des aimants comme on peut le voir sur la seconde photo. On imagine bien le surcoût que l’opération a dû engendrer pour Gibson qui n’a pas donné suite à ce produit. Signalons que le fabricant américain Seymour Duncan propose depuis quelques années une réédition de ce modèle.Et puis le PAF est arrivé…Développé en 1955, il a quand même mis près de deux années à s’imposer.Notre Les Paul recevra alors jusqu’à 3 micros doubles à ses débuts (custom oblige !) et deux par la suite.

Citons encore une fois M. Bourgeois sur une des causes possibles de l’abandon de ce micro :

 » Comme l’a souligné Seth Lover (concepteur du P 480 et des PAF) lui-même, le désir d’obtenir la sonorité la plus puissante possible a fait que les utilisateurs ont usé et abusé d’un rapprochement exagéré des aimants avec les cordes, avec les désagréments conséquents (le pur et simple « collage » des cordes sur les aimants lors des pics de soliicitation), entraînant finalement l’abandon du micro par Gibson dans le courant du début de l’année 1958. L’histoire montre en effet que Gibson n’a jamais brillé pour la subversivité de ses audaces: un pied sur l’accélérateur, un pied sur le frein, telle est sa position, … à la grande joie de ses concurrents. »

Appréciez les mécaniques Kluson « ribbed-back » d’époque, nettement plus jolies que les austères Grover et leur corps cylindriques qui équipent désormais les modèles Custom. A signaler que les cavités creusées au dos de la guitare n’ont pas été modifiées depuis cette époque.La plus grande abrite les 4 potentiomètres alors que le plus petite loge le sélecteur de micros.

 

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Le même modèle figurant dans le catalogue de 1956. On y retrouve bien les deux micros différents.

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preservationsound.com

Le modèle custom est d’abord disponible uniquement en noir. Une rumeur voudrait que Les Paul ait demandé une finition s’accordant avec son Tuxedo. Il pose ici dans un habile photomontage avec son épouse d’alors Mary Ford, également guitariste.

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www2.gibson.com

Lancé en 1954 en même temps que la Les Paul Junior, le modèle visait à encadrer dans la gamme la Les Paul Standard présentée en 1952. La finition noire « ebony » et l’accastillage plaqué or ont vite donné à ce modèle le surnom de « black beauty » par les collectionneurs. Arrêté en 1961 (ainsi que l’ensemble des autres modèles de la gamme Les Paul) au profit des modèles SG, lesquels porteront le nom Les Paul jusqu’en 1963 (pour profiter jusqu’au bout de l’aura du guitariste vedette des années 50), le modèle est réintroduit en 1968 sous l’ère Norlin et n’échappe pas à quelques changements drastiques que j’ai évoqué dans un précédent article. La couleur Wine Red qui orne notre modèle est introduite durant cette période (1976).

Il est plus facile de dresser une liste des guitaristes célèbres ayant joué sur ce modèle que ceux ayant oeuvré sur la Les Paul Standard (Jimmy Page, Peter Green, Duane Allman…). Ces derniers sont légions alors que ceux ayant choisi le luxueux modèle Custom peuplent une confrérie discrète : Roy Orbison, Eric Clapton (sur le « White Album » des Beatles),John Mac Laughlin (période « Inner Mounting Flame« ), Robert Fripp (avec le King Crimson des débuts), Mick Ronson, Al Di Meola…A l’exception du premier, tous ces musiciens ont en commun d’avoir utilisé l’instrument pour sa principale qualité : le sustain. En effet, à l’inverse du modèle Standard doté d’une table rapportée en érable sensée donner un son plus clair, le modèle Custom est constitué de blocs d’acajou massifs qui l’alourdissent certes, mais donnent aussi un son plus mat qui se caractérise par une durée de notes plus longue. Je reste persuadé que c’est bien cette qualité qu’ont recherché ces artistes à travers ce modèle, seulement  bien sûr s’il était équipé des micros à double bobinage comme ceux lancés par Gibson en 1957

« Fretless Wonder » est le second surnom de la Les Paul Custom sur ce catalogue de 1958.

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Catalogue Gibson de 1960

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Un beau modèle de 1958 dont l’accastillage s’est fané au cours des années.

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www.mylespaul.com/forums

Datation de notre modèle

Ouvrant mon guide Gruhn (1ère édition de 1991), je me suis d’abord employé à dater cette guitare, sachant que sur un N° de série à 8 chiffres (digits), le code employé par Gibson était alors (depuis 1977) le suivant :

1er et 5ème chiffre : année de production. Le premier (9) donne la décennie et le second (3) l’année. Ce sera donc 1993.

2ème, 3ème et 4ème chiffres : jour de l’année. Le mien est le 174ème, c’est-à-dire le 23 juin.

Les 3 derniers chiffres indiquent le rang de l’instrument dans la production quotidienne : 376. Ce qui semble faire beaucoup pour une usine fabriquant en théorie jusqu’à 220 instruments par jour, et pas en une seule fois bien sûr !

Le site Guitar DataProject  m’a ensuite donné les indications suivantes :

Your guitar was made at the
Nashville Plant, TN, USA
June 23rd, 1993
Production Number: 76

D’après les informations fournies par le site et  par Gibson , il semblerait que le 6ème chiffre indique le code de l’usine, même si celle-ci était la seule à produire ce modèle à l’époque. Ou alors est-ce un code indiquant le temps qu’il a fallut pour la terminer ?  (4 à 6 semaines en moyenne). En modifiant ce seul chiffre sur le moteur de recherche on voit que le 0 et le 3 donnent tous deux le rang 76. Le 1 : 176, le 2 : 276, le 4 : 176, le 5 : 276, le 6 : 376, le 7 : 476, le 8 : 576 et le 9 : 676. Une petite énigme à résoudre. Il faudrait trouver des N° de séries allant aussi loin puisque si on refait le même exercice pour l’année suivante, les données sont les mêmes. Le site obéit-il à un algorithme borné ou bien correspond t-il à la réalité de la production de Gibson durant ces années ?

Quoi qu’il en soit, la guitare a maintenant 20 ans et commence à rentrer dans la catégorie « vintage » davantage que celle des « used » ou « second hand » au regard de sa valeur.

L’instrument tel qu’il était présenté dans un catalogue Gibson édité par le distributeur français Gaffarel Musique au début des années 90

Catalogue Les Paul

Collection personnelle

Examen du modèle

Ce qui frappe tout d’abord le vieillissement de l’accastillage. Il a sans doute été provoqué par une utilisation intensive dans des conditions difficiles. On pense à des locaux confinés et humides comme le sont certaines salles de concert ou de répétition. La guitare a aussi pu  rester (trop) longtemps dans son étui et l’oxydation des pièces métalliques a pu s’y développer davantage qu’à l’air libre. Le reste de l’examen confirme le première cause évoquée : le verni est usé à certains endroits du manche (dos, tête) et le chevalet Tune-O-Matic présente des traces de corrosion importantes. La guitare n’a pas été maltraitée  pour autant et aucun choc (fréquent sur la tête notamment) ou réparations ne sont à déplorer. Bref, nous avons ici un exemplaire en condition « player guitar‘.

Les mécaniques Grover assurent un accordage précis et stable mais elles ont le défaut d’être assez lourdes.

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En cas de chute (même à l’intérieur de l’étui), l’angle de la tête (plus prononcé depuis les années 70) et le poids des mécaniques accentue le risque d’une fracture de tête.J »ai déjà évoqué ce problème dans un précédent article.

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Le chevalet Tune-O-Matic attaqué à l’endroit où la paume du guitariste en plein effort s’appuie. Cela provoque une oxydation variable selon les individus. Les deux pièces de métal sont fournies par Schaller (Allemagne) depuis les années 70.

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Le fragile verni de la tête s’est « glacé » au cours des années. Cela arrive sur des modèles beaucoup lus récents que le nôtre.Notons que les vernis (nitro) utilisés par Gibson n’ont pas grand chose à voir avec ceux à base de polyester (beaucoup plus épais) employés par de nombreuses marques comme Fender. Ces vernis ont tendance à se fendre lors d’un choc (physique ou thermique) alors que les verni nitro s’enfoncera et réagira mieux. Ce dernier reste toutefois plus sensible, notamment à certains plastiques présents sur des stands de guitare qui auront tendance à le brûler.

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L’autre manière d’identifier une période sur les Gibson est l’observation attentive du logo de tête. Il a souvent varié : lettres attachées ou non, présence du point sur le i…Celui-ci est en vigueur depuis 1981.

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On voit sur le dos de la guitare comment les coups de ceinture ont enfoncé le verni davantage qu’ils ne l’ont rayé.

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Sur cette partie du manche, le verni s’est dissous et laisse entrevoir les couches successives appliquées sur l’acajou pour obtenir la teinte « wine red ». Le profil du manche est assez passe-partout : ni trop épais comme sur certaines Les Paul, ni trop fin. Il est souvent associé à des années de référence (58′,59′,60′) chez Gibson. Celui-ci doit avoir un profil 59′.

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Les filets (binding) n’ont pas bougé au cours des années. Ils ont seulement pris un teinte jaune très vintage.

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La finition sur les frettes est exemplaire, notamment en comparaison de certains modèles Gibson actuels…

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La touche est fait d’un ébène assez dense qui accentue le son mat de la guitare. Une touche en palissandre aurait ajouté un peu de brillance. Les repères de touches en nacre ne sont pas exubérants mais leur pose est irréprochable.

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C’est surtout la qualité de l ‘acajou du corps et de la table qui m’a plu sur cette guitare. Plusieurs blocs massifs sont ainsi superposés.

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On arrive ensuite aux deux feuilles d’érable placées en symétrie (mais pas bookmatched) pour former la table.

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Difficile de percer le verni pour apercevoir les motifs du bois avec cette finition. Seule la lumière du jour le permet.

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La table est ensuite sculptée, du moins la pièce d’érable en deux parties l’est-elle avant d’être collée sur la partie supérieure du corps. Cela permet ensuite d’obtenir un renversement de manche à la façon d’un violon. Les cordes « plongent » alors sur le manche. Très peu de guitares électriques sont fabriquées selon ce procédé qui permet entre autres d’augmenter le sustain.

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L’électronique est d’origine mais les micros ne le sont pas. On aperçoit au passage les couches d’acajou qui composent le corps.

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On peut facilement reconnaître les deux intrus grâce aux deux fils rouge et blanc reliés ensemble. Ils servent à « splitter » le micro double bobinage en un simple bobinage :  pas vraiment conforme à l’esprit Gibson qui n’a pas prévu ce cas de figure dans son montage autorisant seulement 3 sonorités différentes.

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Les micros ont probablement été changés lors de la première vie de la guitare aux Etats-Unis au début des années 90. Il était alors communément admis que les micros de « petits fabricants » tels Seymour Duncan (les nôtres) ou Di Marzio étaient supérieurs à ceux monté en usine, notamment pour obtenir des sonorités plus à la mode à  l’époque. Ces micros seront remplacés par des Gibson  « Classic 57′ » afin de revenir à une certaine cohérence sonore.

Lors du changement de micros on découvre des marques inscrites au tampon dans les cavités : « LPC » dans la cavité manche et un « W » difficilement lisible dans la cavité chevalet. J’imagine que le clou fixé dans la cavité près du manche est une sorte de tuteur ayant pour but de maintenir le micro droit pour qu’il puisse correctement aimanter les cordes.

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On aperçoit encore plus facilement les couches d’acajou qui composent le corps.

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L’étui TKL (Canada) en a vu mais il continuera à remplir son rôle. La poignée est quand même à changer.

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L’âme de cette guitare réside bien dans son corps en acajou. Mais c’est aussi ce qui explique son poids conséquent de 4,8 Kg ! En comparaison, ma Telecaster pèse 3,7 Kg et sa consoeur Thinline environ 2,8 Kg. C’est très agréable quand on joue assis face à son ampli mais cela peut devenir un problème quand on joue debout et même provoquer certaines pathologies. C’est bien le genre d’instruments que l’on ne sort pas de chez soi sur un coup de tête, même en voiture. Avec l’étui, on doit avoisiner les 6 Kg à porter d’une main. Il serait en effet inconcevable de transporter une telle guitare dans une housse. Et cela doit rester une question de principe !

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La cote d’un modèle comme le nôtre se situe actuellement entre 2500 et 3000 euros.

9 Commentaires

  1. Super article, avec des photos très bien faites ! La guitare est super bien étudiée et mise en valeur, j’ai appris plein de trucs sur la LPC !!!
    Un vrai plaisir de lire des articles aussi bien écris, documentés et illustrés !!!

  2. ferris

    cette Les Paul Custom est magnifique
    cependant, tant le numéro de série que les 2 parties de la table me font dire que cette dernière n’est pas en acajou mais en érable.
    c’est donc bien une Les Paul Custom m

  3. ferris

    mais pas une Les Paul Custom 57 reissue

    • Arnaud

      Comment ce détail (rarement précisé sur les annonces) a t-il pu m’échapper ? La table en 2 parties aurait dû être un indice suffisant pourtant…Les motifs de l’érable parfois très neutres et peuvent faire penser à de l’acajou…mais quand même ! De là à les confondre… D’après mon guide Gruhn, il semble que la table en érable 2 parties ait été introduite en 1968. Le modèle custom était alors un reissue.
      L’examen de ce modèle accrédite votre idée : http://www.gbase.com/gear/gibson-les-paul-custom-1993-wine-red

      Merci à vous en tout cas

  4. Ces dernières précisions sont très intéressantes !
    Est-ce un choix purement esthétique de Gibson, ou y a t il une véritable incidence de l’érable sur le son, par rapport à l’acajou ?

    • Arnaud

      L’érable apporte de la brillance.En ce qui concerne l’esthétique, je dirais que les motifs de l’érable doivent être plus discrets sur une finition Cherry Wine…

  5. ferris

    C’est exactement cela, vu la jolie teinte assez sombre de la cherry wine, c’est difficile de reconnaitre l’érable car ce type de teinte correspond justement à l’acajou.
    En ce qui me concerne, je suis possesseur (ou possédé, vu la séduction de l’instrument) d’une Les Paul Custom 57 réissue de 1993.
    Le numéro de série n’est pas gravé mais tamponné et est composé de 5 chiffres, 3 espacé de XXXX, en ce qui me concerne, mais par la suite, gibson a utilisé la combinaison type 7 XXXX.
    la principale différence avec les Les Paul dotées d’une table en érable, que j’attribue à la table en acajou, se situe surtout au niveau de la composition harmonique des aigus: ils sont plus aériens, légers et doux , donc moins brillants et tranchants.
    Ceux-ci perdent en caractère pour certains mais cela a été l’élément déterminant de mon achat quand je l’ai essayé (en la comparant longuement d’ailleurs avec une ES 339 que j’avais apporté pour les essais et dont les aigus étaient très claquants)
    Est-ce pour cela que de nombreux musiciens de jazz l’ont adopté ?

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